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Actualités du RISC

Créé en 2014, le Réseau International de sociologie clinique (RISC) vise à favoriser le développement de la sociologie clinique dans tous les domaines, recherche, intervention, formation, publication, en multipliant les rapports entre chercheurs, étudiants et praticiens, ainsi que les contacts avec d’autres approches.Association à but non lucratif de droit français (loi de 1901), dont le siège est actuellement établi à Paris (France), le RISC rassemble des sociologues et d’autres spécialistes en sciences humaines et sociales (chercheurs et/ou praticiens) donnant une orientation de sociologie clinique à leurs travaux. Il représente et promeut la sociologie clinique dans les différents pays au sein des institutions, des organisations nationales et internationales.Je suis actuellement le président du conseil d’administration du RISC, qui se compose aussi de Fabienne Hanique (Vice-présidente), Jean-Philippe Bouilloud (Vice-président), Isabelle Seret (secrétaire), Agnès Vandevelde (communication), Pascal Fugier, Christophe Niewiadomski, René Badache, John Cultiaux.

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Animation du groupe d’implication et de recherche « Le sujet en quête de sens » (17, 18 et 19 mars 2020)

Description: Prendre le temps de comprendre les conflits vécus au niveau personnel, familial, professionnel et sociaux :
– Entre idéaux et pratiques
– Entre conviction et responsabilité
– Entre finalités et moyens
– Entre éthique personnelle et exigences professionnelles
– Entre intérêts individuels et intérêts collectifs
– Entre construction de soi comme sujet et les stratégies d’insertion sociale
– Entre identité personnelle et identité sociale
Objectifs : Deux axes d’approchesUn axe synchronique :

  • Partir de situations conflictuelles vécues dans lesquelles chacun a été confronté à des contradictions entre éthique personnelle et réponses à des exigences professionnelles, économiques, institutionnelles…
    • explorer en quoi les contraintes institutionnelles et les logiques organisationnelles peuvent conduire à « mentir », « tricher », « maquiller », édulcorer… à ne pas être en conformité avec ses valeurs personnelles
    • explorer en quoi les « petits arrangements » avec son éthique personnelle peuvent conduire à une « servitude volontaire »
    • explorer en quoi ces tensions entre l’idéal et la réalité peuvent conduire à des risques psycho-sociaux (dépression, burn out, suicide…)

Un axe diachronique :

  • analyser son roman familial et de sa trajectoire idéologique, la constitution de son système de valeur et son évolution dans le temps (ruptures et continuités) ;
  • mieux comprendre la construction de l’idéal du moi et son rapport à l’idéalité
  • explorer les noyaux durs de l’éthique personnelle (les « obstinations durables ») en rapport avec des situations vécues et des contextes socio-historiques.

 
Méthodologie :
Travail en groupe d’implication et de recherche.
Le travail de groupe consistera à effectuer un va et vient entre l’implication personnelle et réflexions collectives. Des apports théoriques des animateurs sur les transformations du rapport aux valeurs, à la croyance et à l’éthique dans la société.

A partir de situations vécues par les participants :

  • « sociodrames » : exploration de situations conflictuelles vécues pour mieux comprendre les enjeux qui les sous-tendent.
  • exploration de la généalogie et des trajectoires socio-idéologiques

 
Animation :
Vincent de Gaulejac  Professeur émérite à l’Université Paris Diderot, Président du RISC (réseau international de sociologie clinique)
Fabienne Hanique, Professeur à l’Université Paris Diderot, Vice-Présidente du Réseau international de sociologie clinique, responsable du Master Théorie et pratique de l’intervention clinique dans les organisations
Publics : Le séminaire s’adresse à toute personne engagée dans un travail de réflexion sur sa vie personnelle. Il s’adresse également aux chercheurs en sciences humaines, aux professionnels de la santé et de la relation, travailleurs sociaux, psychologues, psychothérapeutes, consultants, formateurs, médiateurs, intervenants…
Contact : Si vous avez des questions sur le contenu de la formation, n’hésitez pas à contacter les animateurs, Vincent de Gaulejac ou Fabienne Hanique, à cette adresse: fabienne.hanique@wanadoo.fr   v.gaulejac@wanadoo.fr

Pour tout autre renseignement contacter le secrétariat à cette adresse:  contact@sociologie-clinique-formation.com

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Animation du groupe d’implication et de recherche « Théâtre, Sociologie Clinique et Intervention » (8, 9, 10 et 11 juin  2020)

Description :
Former dans la perspective de la sociologie clinique à l’utilisation du théâtre dans la recherche, l’intervention, l’animation socioculturelle, l’action politique ou syndicale. La création théâtrale en groupe à partir de situations vécues permet de développer et mettre en lien :
– un travail réflexif d’analyse de situations conflictuelles dans des situations complexes
– un travail psychique de prise de conscience des enjeux affectifs et émotionnels
– l’élaboration et la mise en œuvre de démarche de changement dans des organisations (institutions, entreprises, associations, ONG…) et dans des réseaux favorisant la mobilisation active des personnes concernées
Selon la sociologie clinique, les phénomènes sociaux doivent être appréhendés en intégrant la façon dont les individus les vivent, se les représentent, les assimilent et contribuent à les reproduire. Elle se veut à l’écoute du sujet, proche du réel dans ses registres affectif et existentiel, attentive aux enjeux inconscients individuels et collectifs. Elle s’intéresse aux phénomènes sociaux et institutionnels dans leurs dimensions rationnelle, mais aussi imaginaire, pulsionnelle ou symbolique. Elle développe une analyse dialectique entre objectivité et subjectivité, rationalité et irrationalité, entre le poids des contextes sociaux historiques et la capacité des individus d’être créateurs d’histoire. Elle cherche à démêler les nœuds complexes entre les déterminismes sociaux et les déterminismes psychiques, dans les conduites des individus ou des groupes.
Méthodologie :Chaque journée alterne des apports théoriques, la présentation d’outils, d’exercices pratiques et d’études de cas. La démarche s’effectue dans un va et vient permanent entre l’individuel et le collectif, le registre du vécu et celui de l’analyse, le verbal et le non verbal, l’implication et la recherche. Le processus de formation lui-même est porteur de changements à différents niveaux : personnel, groupal et social.Les participants seront invités à développer des interventions en s’appuyant sur les méthodologies enseignées : théâtre forum, théâtre institutionnel, organidrame. Ils pourront suivre sur le terrain des interventions, en compagnonnage.

Ils seront également invités à participer et à observer des groupes d’implications et de recherche dans lesquels sont pratiquées les méthodologies de l’organidrame, du psychodrame et su sociodrame

Chacune de ces interventions sera l’occasion d’écrire un texte sur les enjeux théoriques, méthodologiques et cliniques de la démarche mise en œuvre. Ces textes seront discutés au sein du groupe.

Notions-clés :
Sociologie clinique, implication, recherche, jeux éducatifs, intervention, théâtre forum, théâtre image, sociodrame, organidrame, accompagnement, expression verbale et non verbale
Animation : Vincent de Gaulejac (Président du Réseau International de Sociologie Clinique. Professeur émérite à l’Université Paris Diderot).Plus d’informations :

Animation du groupe de recherche et formation « Envie et lutte des places »

Présentation :« Parler de l’envie, c’est toucher à l’une des questions les plus brûlantes qui surgissent dans la vie en société et qui se posent dés que deux êtres vivants évolués sont susceptibles de se comparer l’une à l’autre. » (Helmut Shoeck).

Dans les sociétés hypermodernes, la lutte des places se substitue à la lutte des classes et la compétition pour accéder à la reconnaissance commence dès l’enfance.

Quête et aléas de la réussite, peurs ou douleurs de l’exclusion sont les deux faces de cette lutte. Des événements biographiques ponctuent ce combat pour exister socialement et provoquent des sentiments contradictoires entre amour et haine, honte et fierté, gratification et frustration… Dans ce contexte, le sentiment d’envie est constamment sollicité tout en étant socialement réprouvé. Dans la tradition religieuse, l’envie est un pêché capital. Dans la culture nord-américaine, le terme envy renvoie autant à l’émulation pour réussir, qu’au désir de détruire ce qui est enviable, faute de pouvoir le posséder. La culture de la haute performance, de la compétition, de l’évaluation et l’idéologie de la réalisation de soi-même sont autant de facteurs qui conduisent à se mesurer et se comparer. La culture du benchmarking (la mesure des comparaisons) remplace celle de l’amour du métier et du travail bien fait.

Dans les sociétés hypermodernes, la compétition est permanente. Chaque individu entre, dès son plus jeune âge, dans une lutte pour accéder à la reconnaissance sociale. C’est son existence sociale qui est en jeu. Cette lutte des place a trois visages : le visage de la conquête du pouvoir pour ceux qui se battent pour appartenir à l’élite, avec pour corollaire le stress, l’illusion de la toute-puissance, la course à la performance ; le visage des gens « moyens », qui pourraient se satisfaire de ce qu’ils ont, s’ils ne se sentaient menacé de le perdre ; le visage négatif de l’exclusion pour les « sans places », ceux qui n’arrivent pas à s’en faire une, qui l’ont perdue, et tous ceux qui sont socialement définis par un manque. Les figures de l’envie changent selon les positions sociales de chacun.

Objectifs

comprendre les sources de l’envie à l’articulation des processus psychiques et des processus sociaux tout en étant attentif aux réactions corporelles et émotionnelles pour mieux comprendre comment l’envie est agissante en soi… comment elle se manifeste de façon latente… comment on la retient, on la déplace, la réprime…

Le séminaire explorera différentes questions :

Comment affronter le sentiment d’envie en soi et face aux autres ?

Comment se dégager de la violence qu’il suscite pour l’envieux, comme pour l’envié.

Comment se protéger des ravages qu’il engendre dans la famille, le travail et la vie sociale ?

Comment chacun vit et rencontre l’envie face à la lutte des places ?

Méthode

Les participant alterneront entre des phases d’ implication dans la mise en scène de situations sociales et professionnelles et des réflexions théoriques sur les nœuds socio-psychiques cristallisés par l’envie, ainsi que sur ses effets individuels et collectifs.

Chaque journée alterne des apports théoriques, la présentation d’outils, d’exercices pratiques et d’études de cas. La démarche s’effectue dans un va et vient permanent entre l’individuel et le collectif, le registre du vécu et celui de l’analyse, le verbal et le non verbal, l’implication et la recherche. Le processus de formation lui-même est porteur de changements à différents niveaux : personnel, groupal et social.

Notions-clés : compétition, excellence, évaluation individualisée des performances, avancement au mérite, reconnaissance, Sociologie clinique, implication, recherche, intervention, organidrame, accompagnement.

Animation 

Catherine Besse, consultante, sociologue et psychosociologue clinicienne, chargée de cours à l’Université Paris Diderot dans le master théories et pratiques de l’intervention clinique dans les organisations et au Cnam, membre du réseau international de sociologie clinique.

Vincent de Gaulejac, Professeur émérite à l’Université Paris Diderot, Président du RISC (réseau international de sociologie clinique)

Publics

Le séminaire s’adresse à toute personne engagée dans un travail de réflexion sur sa vie personnelle. Il s’adresse également aux professionnels de la relation, travailleurs sociaux, professionnels de la santé, médiateurs, psychologues, psychothérapeutes, consultants, formateurs, coaches et aux acteurs impliqués dans le changement social – animateurs d’associations ou de syndicats, élus locaux, militants, etc.

Contact

Si vous avez des questions sur le contenu de la formation, n’hésitez pas à contacter les animateurs, Vincent de Gaulejac ou Catherine Besse, à cette adresse: bessecatherine@orange.fr v.gaulejac@wanadoo.fr

Pour tout autre renseignement contacter le secrétariat à cette adresse:  contact@sociologie-clinique-formation.com

Plus d’informations :

Animation du groupe de recherche et formation « Le sujet face au conflit » (1, 2, 3 décembre 2020)

Description
L’individu est le produit d’une histoire dont il cherche à devenir le sujet. 

Dans cette quête, les conflits sont des moments déterminants face auxquels le sujet peut s’affirmer, se révéler et/ou se déliter, s’effondrer. Entre créativité et destructivité, plaisir et souffrance, exaltation de soi et angoisse de mort, les réactions face aux conflits de l’existence sont multiples. Parfois répétitives, parfois insolites, elles marquent la trame de nos vies.

Les conflits seront traités comme des analyseurs de l’existence, des révélateurs des contradictions qui traversent, à un moment donné, une société, un milieu social, une institution, une famille. Une attention particulière sera portée aux rapports entre la conflictualité psychique et la conflictualité sociale, dans le champ du travail et aux évolutions des conflits affectifs au sein de la famille dans les rapports de couple et les relations intergénérationnelles.

Objectifs

Le séminaire aura pour objectif d’explorer la façon dont chacun fait face au conflit, de comprendre les contradictions qui les génèrent, d’analyser les réactions défensives et les mécanismes de dégagement face à des situations conflictuelles répétitives.

Méthodologie

La méthodologie des groupes d’implication et de recherche permettra de travailler dans un va-et-vient permanent entre l’exploration des conflits rencontrés dans les histoires de vie des participants (implication) et l’analyse des processus et des enjeux à l’œuvre (recherche).

Des supports seront proposés pour favoriser l’expression verbale et non verbale, l’implication individuelle et groupale, l’exploration de l’histoire personnelle, familiale et sociale, la construction de scénarios et la mise en scène de situations.

Des apports théoriques seront proposés sur différents thèmes complétés par des références bibliographiques.

Animation 

Catherine Besse, consultante, sociologue et psychosociologue clinicienne, chargée de cours à l’Université Paris Diderot dans le master théories et pratiques de l’intervention clinique dans les organisations et au Cnam, membre du réseau international de sociologie clinique.

Vincent de Gaulejac, Professeur émérite à l’Université Paris Diderot, Président du RISC (réseau international de sociologie clinique)

Publics

Le séminaire s’adresse à toute personne engagée dans un travail de réflexion sur sa vie personnelle. Il s’adresse également aux professionnels de la relation, travailleurs sociaux, professionnels de la santé, médiateurs, psychologues, psychothérapeutes, consultants, formateurs, coaches et aux acteurs impliqués dans le changement social – animateurs d’associations ou de syndicats, élus locaux, militants, etc.

Contact

Si vous avez des questions sur le contenu de la formation, n’hésitez pas à contacter les animateurs, Vincent de Gaulejac ou Catherine Besse, à cette adresse: bessecatherine@orange.fr v.gaulejac@wanadoo.fr

Pour tout autre renseignement contacter le secrétariat à cette adresse:  contact@sociologie-clinique-formation.com

Plus d’informations :

Animation d’un GREF (groupe de recherche et de formation) à Paris

Ce groupe de recherche et de formation a pour objectif de former des animateurs pour les Groupes d’implication et de recherche. Il est co-animé avec Christophe Niewiadomski. Il se déroule sur six journée annuelles.